Liviya James

Une enquête révèle l’implication d’une chaine de fast-food et de géants de l'agrobusiness dans une entreprise de déforestation à grande échelle en Amérique latine

Des analyses satellites, des vidéos captées par des drones et des entretiens sur le terrain témoignent des répercussions énormes de la production mondiale de viande sur les écosystèmes d’Amérique latine

Washington, DC (2 février 2017) – Aujourd’hui, Mighty Earth et Rainforest Foundation Norway (RFN) ont rendu public un nouveau rapport qui expose en détail les résultats d'une enquête sur Burger King et deux grands négociants figurant dans sa chaîne d'approvisionnement, Cargill et Bunge. Ce rapport révèle comment ces sociétés sont impliquées dans une entreprise systématique de déforestation qui anéantit l'habitat des jaguars et des paresseux d’Amérique latine dans le seul but de produire du soja.

Grâce à des images satellite, Mighty et RFN ont pu identifier en Amérique latine des zones de déforestation récente résultant des activités de Cargill et Bunge liées au soja. En se fondant sur ces analyses, Mighty et RFN ont concentré leur enquête de terrain sur le Cerrado brésilien, une vaste écorégion de savane tropicale, et sur les basses terres du bassin amazonien en Bolivie. Souhaitant documenter l'origine des plants de soja qui nourrissent les bovins, les poulets et les cochons du monde entier, l’équipe d'enquête a réparti ses recherches sur 28 lieux différents du Cerrado et du bassin amazonien, couvrant ainsi plus de 3 000 kilomètres. Cette équipe a ainsi pu récolter un grand nombre de photos et de vidéos captées par des drones qui témoignent du défrichement rapide de certaines des dernières forêts et savanes intactes du monde, notamment par des incendies méthodiques.

Les vidéos, les photos et les conclusions de l'enquête sont disponibles à l'adresse suivante : Les derniers mysteres de la viande.

Burger King n'a pas souhaité rendre publique la liste de ses fournisseurs, et n'a pas non plus fourni d'informations détaillées sur l'origine de ses Whoppers, sandwiches au poulet ou de ses produits à base de porc. Burger King est loin d'être la seule société dont la chaîne d'approvisionnement pose de sérieux problèmes pour l'environnement. Mais comparée à son concurrent le plus important, McDonald’s, elle accuse un sérieux retard en matière d'exigences sociales et environnementales concernant ses matières premières. Burger King a ainsi obtenu un score de zéro dans le récent classement des sociétés de fast-food réalisés par l'Union of Concerned Scientists.

« Les hamburgers Burger King sont la dernière viande mystère, a déclaré Kristin Urquiza, directrice de campagne de Mighty Earth. Nous avons voulu connaître sa provenance, et ce que nous avons trouvé n’est pas beau à voir. Le roi du burger règne sur un royaume de déforestation. »

Grâce à une cartographie approfondie de sa chaîne d'approvisionnement, à la télédétection et à des entretiens sur le terrain, l'enquête a pu établir que deux des sociétés de négoce les plus étroitement liées à la déforestation observée au Brésil et en Bolivie, étaient les géants américains de l'agrobusiness Cargill et Bunge qui figurent tous deux sur la chaîne d'approvisionnement de Burger King. Rien que pour le Cerrado, l'enquête démontre que 567 562 hectares de terrain ont été défrichés de 2011 à 2015 dans les zones où opère Bunge. Quant à Cargill, il s’agit de 130 000 hectares pour cette même période de cinq ans. Aujourd’hui, plus de la moitié du Cerrado a déjà été détruit, principalement pour y planter du soja ou y élever du bétail. L'enquête souligne également comment Cargill joue un rôle majeur dans les activités de déforestation en Bolivie, alors que ce pays possède une des biodiversités les plus riches au monde. Or, la Bolivie est devenue ces dernières années, un épicentre international de la culture du soja et de la déforestation qui en découle.

« Burger King n’a mis en œuvre aucune politique permettant d'éviter que la nourriture qu'elle sert contribue à la destruction des forêts. C'est inacceptable, et on dirait qu'ils s'en moquent, a déclaré Nils Hermann Ranum, directeur du département des politiques et campagnes de Rainforest Foundation Norway. »

La production de soja est depuis longtemps une des causes majeures de la déforestation en Amérique latine. Près des trois quarts de la production mondiale de soja est destinée à l'alimentation animale et donc à la production de viande et de produits laitiers. Près d'un million de kilomètres carrés de notre planète - l'équivalent de la surface de la France, de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas réunis - sont dévolus à la culture du soja. La plupart du soja est destiné à l'alimentation animale ; il finit dans les gamelles du bétail vendu en Europe, en Chine et aux États-Unis.

Cargill et Bunge vendent du soja destiné à l'alimentation animale. Cette dernière est utilisée par les éleveurs de bétail qui produisent la viande entrant dans la composition des burgers, chicken nuggets, hot-dogs et autres produits carnés. Burger King est la deuxième chaine de hamburgers au monde. Avec plus de 19 000 restaurants, elle se déploie sur près de 100 pays ; elle fait partie des sociétés contrôlées par le fonds d'investissement 3G Capital qui possède également des parts dans Anheuser Busch InBev, KraftHeinz, et Tim Hortons.

« Burger King est une des premières sociétés de fast-food au monde, mais se retrouve toujours dernière de la classe dès lors qu'il s'agit de politiques de protection environnementale. Ce géant doit suivre l’exemple de ses concurrents comme McDonald's et exiger de la part de ses fournisseurs que la destruction des forêts tropicales ne fasse pas partie de leur business model, a déclaré Sharon Smith de l'Union of Concerned Scientists. »

Une énorme opportunité se présente pour Burger King et ses fournisseurs pour contribuer de manière positive à la protection de l'environnement et des communautés indigènes. Pour cela, l’entreprise devrait :

  • S'inscrire dans le sillage de ses concurrents de l'industrie du fast-food en adoptant et en mettant en oeuvre une politique ferme "zéro déforestation, zéro exploitation" ;
  • Publier le nom de ses fournisseurs et rendre compte de leur conformité avec les politiques de durabilité ;
  • Rejoindre McDonald’s, Carrefour et d'autres encore pour soutenir l'expansion du moratoire brésilien sur le soja au Cerrado et dans d’autres pays d'Amérique latine, ce moratoire s’étant révélé très efficacepour lutter contre la déforestation.
  • Travailler avec les gouvernements, les communautés locales et la société civile afin de soutenir les améliorations en matière de gouvernance forestière et le déploiement d'une agriculture durable grâce à l'expansion de modèles réussis de "zéro déforestation" dansdes écosystèmes à

« C'est une chance unique pour Burger King, Cargill, Bunge et d'autres sociétés d’en finir avec la déforestation en Amérique latine, et d'encourager le monde à s'orienter vers une alimentation durable. Il est grand temps qu'ils la saisissent, a déclaré Marina Piatto, directrice environnement et climat de l'ONG brésilienne Imaflora. »

Migthy Earth est une organisation internationale qui mène des campagnes environnementales s'attachant à la protection des forêts, la conservation des océans et la lutte contre le changement climatique. www.mightyearth.org.

Rainforest Foundation Norway est une organisation qui s'attache à la préservation des forêts tropicales du monde et à la défense des droits de leurs habitants. L'organisation travaille avec plus de 70 organisations locales réparties sur 11 pays en Amazonie, en Asie du Sud-Est, en Océanie et en Afrique Centrale. http://www.regnskog.no/en/

POUR PLUS D'INFORMATION :

Marisa Bellantonio
+ 1 - 203-479-2026
[email protected]


Indonesia’s second largest palm oil producer fails to deliver on its sustainability policy

NGOs deem Astra Agro Lestari’s implementation of sustainability policy far too slow; question the company’s intentions to fully adhere to its commitments

Jakarta, Indonesia., February 27, 2017—Astra Agro Lestari, Indonesia’s second largest palm oil company, has failed to address several key gaps in implementing its sustainability policy that were identified in an assessment by several Indonesian and international NGOs last September. The NGOs—Rainforest Foundation Norway, Mighty, KKI Warsi, Yayasan Merah Putih Palu (YMP), and SumOfUs—sent Astra a letter last Thursday asking for a swift response to these gaps and other critical remaining questions.  Astra already missed a December 5th deadline for providing this information which was originally requested in a letter dated September 26th. Soon after, Astra did reply asking for another meeting with the NGOs. While appreciating the answer, the NGOs are not satisfied.

“We want to see a detailed implementation plan and adherence to deadlines. There’s been enough talk, now we want to see real action,” said Anja Lillegraven, Head of the Asia and Oceania Department of Rainforest Foundation Norway. “Astra’s failure to implement its own policy is unacceptable and demonstrates that nice policies are not enough.”

Astra’s sustainability policy was announced in September 2015, following a major campaign that included the release of a report documenting massive deforestation and human rights violations within Astra’s concessions.  The campaign also invovled grassroots actions around the world aimed at Astra’s owner, the large conglomerate Jardines Matheson, and their luxury hotel chain, the Mandarin Oriental.

Astra’s failure to implement key aspects of the policy is reflected in these quotes from key NGO stakeholders:

  • “Astra’s attempts at resolving conflicts and compensating human rights violations, as pledged in the policy, are far from satisfactory,” said Diki Kurniawan, Director of KKI Warsi, an Indonesian NGO that advocates for the rights for the Orang Rimba. “Members of the Orang Rimba indigenous group in Jambi Province are still living on the edge of starvation after they lost their land to Astra’s palm oil plantation.”
  • “As the dry season is fast approaching, we fear that Astra lacks good systems for preventing fires,” said Fatah Sadaoui, Palm Oil Senior Campaigner, SumOfUs.
  • “We question the intentions of Astra. No detailed implementation plan has been provided, indicating that Astra is not allocating sufficient resources into its sustainability work,” said Anja Lillegraven, Head of the Asia and Oceania Department of Rainforest Foundation Norway.
  • “Astra has not published quarterly updates on the implementation of its sustainability policy, as pledged,” said Amran Tambaru, Director of Yayasan Merah Putih Palu, an Indonesian NGO that advocates for indigenous rights.
  • “While Astra has curtailed deforestation on its own concessions, it has failed to demonstrate that it has adequately addressed high risk third-party suppliers like PT Austindo Nusantara Jaya (PT ANJ) which was recently caught deforesting at a large scale in Papua,” said Glenn Hurowitz, CEO of Mighty. “We strongly recommend Astra’s owners and investors to seriously consider the reputational risk represented by links to Astra.”

“The time for delay and excuses is over. This is a final warning to Astra that we demand to see real action,” said Ms. Lillegraven.

CONTACT:

Marisa Bellantonio, Mighty
203-479-2026
[email protected]

Anja Lillegraven, Rainforest Foundation Norway
[email protected]

Featured image © Aidenvironment (drone photo), 6 September 2016, coordinates: S 0°49'4.30"; E 111°28'24.13"


New Investigation Exposes Extensive Deforestation in Latin America Connected to Burger King and Major American Agribusinesses

New Investigation Exposes Extensive Deforestation in Latin America Connected to Burger King and Major American Agribusinesses

Mystery Meat Report

Satellite analysis, drone video, and field interviews document vast impact of global meat production

Washington, D.C. (February 27, 2017) – A new report, released today by Mighty Earth and Rainforest Foundation Norway (RFN), details findings of an investigation into Burger King and two major soy producers found in its supply chain, Cargill and Bunge. The report, “The Ultimate Mystery Meat,” reveals the secrets about where the feed for Burger King’s chicken, bacon, and beef come from, and shows that these companies are linked to massive, systematic deforestation to clear sloth and jaguar habitat in Latin America.

 

Using satellite mapping, Mighty and RFN identified areas of recent deforestation for soy in Latin America that were connected to Cargill and Bunge. The field investigation focused on both the Brazilian Cerrado, a vast forested savanna region in Brazil, and the Amazon basin lowlands in Bolivia. The investigative team visited 28 locations across the Cerrado and Amazon basin, covering more than 3,000 kilometers, to document the origins of the soy that feeds the world’s cattle, chicken, and pigs. The team captured extensive aerial drone videos and photos that documented rapid clearing of some of the world’s last intact forests and savannas, including through systematic burning.

The videos, photos and findings are available at www.mightyearth.org/mysterymeat; high-resolution photos and videos from the investigation are available for download and use.

 

Burger King does not make its suppliers public nor provide any substantial information about the origins of its Whoppers, chicken sandwiches, or pork products. While Burger King is far from the only company with serious environmental issues in its supply chain, it substantially lags behind its largest competitor, McDonald’s, in environmental and social requirements for its raw materials. Burger King earned a score of zero in the Union of Concerned Scientists’ recent rankings of fast food companies.

“Burger King hamburgers are the ultimate mystery meat,” said Mighty Earth Campaign Director Kristin Urquiza. “We set out to find where they come from, and what we saw wasn’t pretty. Burger King is ruling over a kingdom of deforestation.”

 

In the Cerrado alone, the investigation found that the areas in which Bunge operates saw 567,562 hectares of land deforested from 2011 to 2015. Cargill operates in areas of the Cerrado with about 130,000 hectares of deforestation over that same five-year period. While not all of this deforestation was for soy, Cargill and Bunge have provided financing and infrastructure that has opened up many of these regions to deforestation for different commodities. More than half the Cerrado has already been destroyed, primarily for soy and cattle. The investigation also found that Cargill is a leading driver of deforestation in Bolivia, one of the most biodiverse countries in the world. Bolivia has in recent years become an international epicenter for soy clearance.

 

“Burger King lacks policies to ensure that the food they sell does not contribute to forest destruction. This is unacceptable. They don’t even seem to care,” said Nils Hermann Ranum, head of policy and campaigns at Rainforest Foundation Norway.

 

About three quarters of the world’s soy goes to animal feed for meat and dairy production. More than one million square kilometers of our planet – equivalent to the total combined area of France, Germany, Belgium and the Netherlands – are dedicated to growing soy. Most soy is grown for animal feed, which ultimately makes its way into the mouths of livestock sold in Europe, China, and the United States.

 

Cargill and Bunge sell soy used for the animal feed that meat producers use to raise the livestock that goes into burgers, chicken nuggets, hot dogs and other meat products. Burger King is the world’s second largest hamburger chain, and operates in approximately 100 countries with more than 15,000 restaurants; it is also part of a family of companies controlled by the conglomerate 3G Capital that includes Anheuser Busch InBev, Kraft Heinz, and Tim Hortons.

 

“Burger King is one of the world’s largest fast food companies, but consistently ranks last in the industry when it comes to environmental protection policies. The fast food giant needs to follow its competitors like McDonald’s and demand that its suppliers are not destroying tropical forests as part of their business model,” said Sharon Smith of the Union of Concerned Scientists.

 

Burger King and its suppliers have an enormous opportunity to make a positive contribution to protecting the environment and indigenous communities. Mighty and RFN are calling on Burger King to:

 

  • Follow the lead of its competitors in the fast food industry by adopting and implementing a strong “No Deforestation, No Exploitation” policy;
  • Publish its suppliers and report on their compliance with sustainability policies;
  • Join McDonald’s, Carrefour, and others in supporting the expansion of Brazil’s highly successful moratorium on Amazon deforestation to the Brazilian Cerrado and other countries in Latin America; and,
  • Work with governments, communities, and civil society to support broader improvements in forest governance and sustainable agricultural expansion by expanding successful zero-deforestation industry models to these at-risk ecosystems.

 

“Burger King, Cargill, Bunge and other companies have a unique opportunity to end the era of deforestation in Latin America, and to help move the world towards a vision of sustainable food. It’s time they seize it,” said Marina Piatto, Climate and Environmental Services Manager at Brazilian environmental NGO Imaflora.

 

Mighty Earth is a global environmental campaign organization that works to protect forests, conserve oceans, and address climate change.www.mightyearth.org.

 

Rainforest Foundation Norway is an organisation working to preserve the world¹s rainforests and safeguard the rights of their inhabitants. The organization works with more than 70 local organizations in 11 countries in the Amazon, Southeast Asia, Oceania, and Central Africa.  http://www.regnskog.no/en/

 


Mighty Earth Investigation New York Times' Most Emailed Story

New York Times article based in part on Mighty's ground-breaking report The Ultimate Mystery Meat was the most-emailed story on the Times website this weekend. The article by Pulitzer Prize-winning reporter Hiroko Tabuchi, Amazon Deforestation, Once Tamed, Comes Roaring Back, contextualizes the recent spate of deforestation by Cargill and Bunge and serves as a stark reminder of how much conservationists still have to accomplish to safeguard the world's forests.

From the Times:

The reports of fresh deforestation come despite a landmark deal signed three years ago by Cargill and other companies that included a target of “eliminating deforestation from the production of agricultural commodities like palm oil, soy and beef products by 2020.” Experts at the time said the deadline, laid out in the New York Declaration of Forests, would require companies to start straightaway to make their sourcing more sustainable.

Read the full article here.

Screenshot of most emailed stories this weekend.

Amazon Deforestation, Once Tamed, Comes Roaring Back

New York Times | Feb. 24, 2017

A decade after the "Save the Rainforest" movement captured the world's imagination, Cargill and other food giants are pushing deeper into the wilderness.

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Olam will suspend Gabon forest clearing for a year

Singapore Straits Times | Feb. 23, 2017

Firm agrees to halt in the W. African country after meeting with US environmental lobby.

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Olam et Mighty Earth se mettent d’accord pour collaborer dans le domaine de la protection forestière

Olam et Mighty Earth se mettent d’accord pour collaborer dans le domaine de la protection forestière

English

Olam et Mighty Earth se mettent d’accord pour collaborer dans le domaine de la protection forestière et de l’agriculture durable dans les pays possédant une grande couverture forestière.

Washington D.C., 22 février 2017 – À la suite du rapport de Mighty Earth en 2016 La boîte noire du commerce de l’huile de palme, Mighty Earth et Olam se sont rencontrés à Washington D.C. et sont parvenus à un accord pour avancer vers deux impératifs :  permettre la mise en place de modèles de développement agricole responsables qui soutiennent la protection des forêts tout en luttant pour le développement durable au Gabon et dans d’autres pays possédant une grande couverture forestière ; ainsi que la nécessité pour les commerçants d’huile de palme de développer un plateforme d’action collective pour éviter la déforestation et l’exploitation des travailleurs ou des communautés.

La réunion fut organisée pour discuter d’une part de l’impact des plantations de palmiers à huile et de caoutchouc d’Olam avec son partenaire commercial notamment la République du Gabon, et de l’autre les fournisseurs tiers d’Olam en huile de palme surtout en Asie du Sud-Est. Le World Ressources Institute animait la réunion.

Suite à ceci, Olam accepte de :

  • Suspendre la déforestation au Gabon pour le palmier à huile et le caoutchouc pendant un an (une période qui peut être prolongée). Pendant ce temps, Mighty Earth et Olam se sont mis d’accord pour soutenir et suivre le processus multipartite en cours, qui cherche à développer des critères spécifiques de développement agricole responsable dans les pays possédant une grande couverture forestière.
  • Continuer de mettre en œuvre ses programmes – dans des délais donnés – pour cartographier sa chaine d’approvisionnement en Asie et divulguer davantage d’informations la concernant, tout en exigeant de la part de ses fournisseurs tiers d’adhérer à la High Carbon Stock Approach (décrite sur le site highcarbonstock.org), conformément à sa nouvelle politique concernant l’huile de palme.
  • De publier ses procédures pour supprimer les risques de la chaine d’approvisionnement, cela comprenant le contrôle indépendant de la conformité des fournisseurs à haut risque.
  • De fournir une procédure révisée de règlement des différends qui inclut ses fournisseurs tiers d’huile de palme, et de protéger l’anonymat de ceux fournissant des informations. Olam continuera d’enquêter quotidiennement et d’œuvrer pour répondre à toute plainte émise par les communautés locales et autochtones.
  • Rajouter à sa politique actuelle de développement durable des références explicites concernant la protection des tourbières, et l’assurance de ne pas exploiter les travailleurs ou les communautés locales.

Mighty Earth accepte de :

  • Suspendre sa campagne actuelle contre les opérations d’huile de palme et de caoutchouc d’Olam, y compris sa plainte contre Olam auprès du FSC, pendant un an (période qui peut être prolongée).
  • Collaborer avec le gouvernement gabonais, la société civile, des experts internationaux et des actionnaires pour contribuer à une protection et un développement responsables.
  • Dans un esprit de dialogue et de compréhension mutuelle croissante, Olam et Mighty Earth ont conjointement accepté de participer à des évènements organisés par les parties prenantes telles que des organisations de la société civile et du gouvernement du Gabon, d’encourager et d’appuyer le groupe de travail du High Carbon Stock Approach afin d’élaborer des recommandations claires au sujet d’un développement responsable dans les pays possédant une grande couverture forestière, et enfin d’explorer davantage les initiatives autour de la conservation et la restauration.

Le co-fondateur et directeur général d’Olam, Sunny Verghese, a déclaré : « Olam reste engagé dans les bonnes pratiques de protection forestière, de développement agricole durable, de réduction de la pauvreté et de création d’emplois », tout en ajoutant : « Nous espérons que ces actions puissent aider les pays souverains comme le Gabon à tracer leur propre chemin vers le développement durable. »

« Mighty Earth célèbre l’opportunité d’aider le Gabon à se développer de manière responsable et de fournir un modèle de protection pour les pays possédant une grande couverture forestière », déclara le président de Mighty Earth et ancien congressiste, Henry Waxman. « Bien que cet accord s’applique à l’huile de palme et au caoutchouc, nous espérons que cela crée un mouvement favorable pour les autres matières premières. Le World Resources Institute a fourni une aide importante dans la conclusion de cet accord en facilitant cette négociation et en favorisant un dialogue constructif pour promouvoir plus largement un développement respectueux des forêts. »

Le président et directeur général du World Resources Institute, Andrew Steer, fit remarquer : « Concilier la protection de la forêt avec de nouveaux projets agricoles peut être un grand défi ; il est vital pour les pays, les entreprises et la société civile de travailler ensemble et de trouver un terrain d’entente. Cet accord est un bon exemple de la manière avec laquelle des organisations peuvent s’unir pour se mettre d’accord sur un chemin d’avenir prospère et durable. »

Pour plus d’information, merci de contacter :

Mighty Earth : Etelle Higonnet, Directrice de campagnes, [email protected]htyearth.org, +1-202-848-7792

Olam : Nikki Barber, Directeur général, [email protected], +44 207 484 8994 ; +44 7568 108555

À propos de Mighty Earth

Mighty Earth est une organisation qui réalise des campagnes environnementales à l’échelle mondiale dans le but de protéger les forêts, de conserver les océans et de lutter contre le changement climatique. Nous travaillons en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Amérique du Nord pour mener des actions à grande échelle en faveur d’une agriculture responsable qui respecte les écosystèmes naturels, la vie sauvage, l’eau et les droits des communautés locales. L’équipe mondiale de Mighty Earth a joué un rôle décisif en persuadant la plus grande entreprise alimentaire et agricole du monde d’améliorer drastiquement sa politique et ses pratiques environnementales et sociales.  Vous trouverez plus d’information au sujet de Mighty Earth sur http://www.mightyearth.org/

À propos de Olam International Limited

Olam International est un leader de l’agro-business qui intervient tout au long de la chaine de valeur dans 70 pays, fournissant des produits variés par le biais de ses 16 usines à plus de 16 200 consommateurs à travers le monde. Grâce à un approvisionnement direct et une activité de transformation présente dans la plupart des grands pays producteurs, Olam a construit un leadership mondial dans beaucoup de ses activités. Son siège se trouve à Singapour et l’entreprise est cotée à la bourse de Singapour depuis le 11 février 2005. Olam est actuellement classée parmi les 50 plus grandes entreprises de Singapour en termes de capitalisation.  En 2016, le magazine Fortune a classé Olam à la 23e place dans sa liste « Change the World ».  Vous trouverez plus d’information au sujet d’Olam sur www.olamgroup.com.

À propos du World Resources Institute

Le WRI est une organisation de recherche mondiale qui recouvre plus de 50 pays avec des bureaux aux USA, en Chine, en Inde, au Brésil, en Indonésie et davantage. Notre équipe de plus de 450 experts et employés travaillent étroitement avec les leaders pour mettre en action les grandes idées au service de la préservation des ressources naturelles qui constituent la base même des opportunités économiques et du bien-être des êtres humains.  Notre travail se concentre sur six problèmes critiques situés à la croisée de l’environnement et du développement : le climat, l’énergie, l’alimentation, les forêts, l’eau, les villes et le transport.  Vous trouverez plus d’information au sujet du World Resources Institute sur www.wri.org.