Liviya James

We Need Your Help to Stop the King of Deforestation

Since Mighty revealed deforestation in Burger King’s supply chain in our report, The Ultimate Mystery Meat, there’s been a massive response from everyday consumers calling for industry-wide change. But after they’ve liked, shared, commented and rallied, many have been wondering: what’s next?

It’s important that we continue to engage Burger King, Cargill and Bunge on this issue, and do as much as we each can to get Burger King to make a zero-deforestation commitment. Though not everyone can do everything, here are a few ideas:

Spread the word.

 One of the most important actions you can take is letting others know there is a problem, so they have a chance to act. Share beyond your environmentally-minded friends, too. Help activate new people to join the movement through social media, email, text, and word of mouth.

Some materials worth sharing include:

 Make your voice heard.

 From big corporations to city council members, decision-makers listen when enough people roar for change. Here are a few ideas to make your voice heard:

  • Sign our petition. Combined, petitions calling for Burger King to adopt a meaningful sustainability policy have over 500,000 signatures. If we continue to rally those who are outraged by Burger King’s apathy for the world’s forests, the public pressure could make a no-deforestation policy a business necessity.
  • Talk to the manager of your local Burger King. Just like politicians, corporations respond to birddogging. Whether or not this conversation is part of a larger rally, if enough managers pass on our message to corporate, it’s more likely our concerns will truly be heard.
  • Contact Burger King, Cargill and/or Bunge’s corporate offices. Burger King isn’t the only big corporation at fault. Let Cargill and Bunge know that they need to be leaders in expanding the Soy Moratorium throughout South America by calling their offices directly, or sending letters and postcards.
  • Write an Op-Ed or a Letter to the Editor to your local newspaper. Make sure your community is informed by writing your local paper. Here’s what a letter to the editor might look like:

There are [number] Burger Kings in [community], and none of them have sustainable sourcing practices. That’s because corporate refuses to act, even when Latin American deforestation is in their supply chains, as evidenced by a new report from Mighty Earth, The Ultimate Mystery Meat. Burger King lags far behind other fast food restaurants when it comes to sustainability—even McDonald’s has a no-deforestation policy and concrete sustainability goals.

I can’t stomach what Burger King is doing to our environment, and neither should you. That’s why I’m calling for concerned consumers to [rally outside a specific Burger King location to demand/ call, write, or even @ Burger King to demand/stop dining at Burger King until/your own ask] they stop deforesting valuable ecosystems in Bolivia and Brazil. When any forest suffers, we all do.

  • Take to the streets. Already, rallies have been held outside Burger Kings across the U.S. and in Sao Paulo, Brazil. People have delivered the Mighty report to restaurant locations, engaged with store managers, and performed theatrical demonstrations. Organize your own demonstration against Burger King’s unsustainable practices.

Donate.

Organizations like Mighty spend all day fighting back against corporations that contribute to the destruction of our planet like Burger King. Donate to keep that work going. Click here and select “Mighty program” under the “My donation is for” dropdown. Become a sustainer by checking the box next to “show my support by making this a recurring donation.”

Change your habits.

As an individual consumer, there are a few ways you can change your own life that can disincentivize deforestation for crops like soy.

  • Consume less meat. 75% of soy goes to feed for livestock. To help reduce deforestation for soy (and your overall carbon footprint), reduce your own demand for it. One consumer might not make that much of a difference on their own, but together we can be part of the start of a larger culture shift that decenters meat consumption.
  • Make more meals at home. One of the best ways to keep an eye on your own consumption habits is to cook more meals yourself. Not only can you better meet sustainability concerns when you buy all of your own ingredients, home cooked meals can be healthier, too. This isn’t a practical suggestion for everyone, but if you have the time and the resources, preparing more of your own meals can be a great move for our forests.

La crise du chocolat

Les recherches de Mighty Earth mettent en lumière des déforestations massives liées aux plus gros fabricants mondiaux de chocolat

Par Etelle Higonnet

Aujourd’hui, les géants mondiaux du chocolat ont rencontré le prince de Galles pour évoquer le problème le plus important rencontré par l’industrie du chocolat : la destruction des forêts tropicales et leur remplacement par de vastes plantations de cacao. Des sociétés comme Olam, Mars, Mondelēz International, The Hershey Company et Nestlé se sont assises autour d’une table afin d’envisager les mesures à prendre pour garantir aux consommateurs et consommatrices qu’ils n’éprouveront plus un sentiment de culpabilité chaque fois qu’ils croquent dans leur tablette de chocolat préférée.

La déforestation liée la production du chocolat a ravagé ces dernières années les forêts d’Afrique de l’Ouest qui ne mesurent plus aujourd’hui que 18 % de leur taille initiale. L’appétit mondial pour le chocolat a atteint un niveau record et a engendré une ruée vers le cacao et l’expansion de sa production. Des plantations empiètent aujourd’hui sur les forêts d’Afrique et les forêts tropicales d’Amazonie, détruisant les habitats des chimpanzés et d’autres espèces menacées. Rien que pour le Pérou, la production de cacao (ainsi sont appelées les fèves utilisées dans la fabrication de la masse de cacao puis du chocolat) a été multipliée par cinq entre 1990 et 2013.

Mighty Earth vient d’entreprendre une nouvelle cartographie de la perte du couvert forestier entre 2000 et 2014 dans les régions productrices de cacao du Ghana et de la Côte d’Ivoire, et a pu fournir les preuves supplémentaires d’une déforestation massive.

      1. Nous avons ainsi constaté une perte totale dans les aires de forêts protégées de 85 000 hectares au Ghana et de 485 000 hectares en Côte d’Ivoire entre 2000 et 2014, et des pertes supplémentaires hors de ces aires pour les deux pays.
    1. Les forêts légalement protégées comme les autres forêts disparaissent plus rapidement dans les régions productrices de cacao que dans les autres régions. La déforestation d’aires protégées dans une région productrice de cacao est presque deux fois plus importante que dans une région qui n’en produit pas.
    2. La demande croissante en chocolat conjuguée au peu d’importance accordée par les grands chocolatiers à la traçabilité de leurs matières premières a accéléré le rythme de la déforestation dans les régions productrices de cacao, dans les deux pays depuis 2004. La perte du couvert forestier a atteint un taux particulièrement alarmant de 2012 à 2014, date des dernières cartes disponibles.
    3. La Côte d’Ivoire perd ses forêts plus rapidement que les autres pays d’Afrique. Le taux de perte du Ghana est également alarmant.
    4. Certains épisodes de déforestation ont lieu dans les derniers grands habitats de chimpanzés, notamment dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et dans le sud-ouest du Ghana.
    5. Au Ghana, les forêts non protégées sont particulièrement vulnérables. Mais même les « réserves forestières » (avec un statut de protection juridique inférieur) ont des problèmes. Elles sont plus dévastées que les « parcs nationaux » qui bénéficient d’un statut juridique plus important, qui leur permet de résister aux empiétements. En revanche, certaines des zones les plus vulnérables de Côte d’Ivoire se situent aujourd’hui dans les parcs nationaux.

Nous avons créé une carte interactive sur la déforestation dans ces régions du Ghana et de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2014, animée avec des séries laps-de-temps dans deux zones où le cacao avait entraîné une déforestation dans et autour de la zone d’habitat des chimpanzés. Notre cartographie fournit des preuves visuelles incontestables allant dans le sens de ce que les journalistes, activistes et biologistes sur le terrain ont dit : le chocolat tue les forêts d’Afrique de l’Ouest et entraîne la disparition des chimpanzés et de la faune sauvage sur une très vaste échelle.

Avant que l’appétit insatiable du secteur du chocolat ne se tourne vers de nouvelles terres et n’entraîne des déforestations supplémentaires, nous devons agir. Les fabricants de chocolat devraient affronter franchement leur sombre passé entaché par la destruction des forêts, adopter une attitude responsable et un système pour éliminer la déforestation dans l’ensemble du secteur (les mesures adoptées par l’industrie du soja ont été couronnées de succès), en concentrant par exemple son expansion uniquement sur les centaines de milliers d’hectares de terres dégradées qui existent en Afrique et dans les autres régions productrices de cacao. D’autres matières premières comme le soja et l’huile de palme ont déjà bénéficié de semblables réformes en matière de développement durable. Le secteur du chocolat, lui, mû par sa quête de nouvelles sources de cacao bon marché, ne se préoccupe que de faire du « greenwashing » et retarde ses engagements pour défricher encore des milliers d’hectares de forêts riches en carbone et en biodiversité.

Le prince de Galles a joué un rôle essentiel, et à de nombreuses reprises, en mobilisant les sociétés et les gouvernements afin qu’ils prennent des mesures en faveur des forêts. L’engagement du Prince Charles est synonyme d’espoir pour les amoureuses et amoureux du chocolat qui seront peut-être bientôt soulagés de savoir que leur tablette préférée ne détruit pas les derniers habitats des grands singes d’Afrique de l’Ouest.

CONTEXTE

  • Les tendances mondiales du chocolat menacent les forêts : nous consommons près de 3 millions de tonnes de chocolat et autres produits chocolatés par an. Chaque année, la demande mondiale augmente de 2 à 5 % faisant ainsi pression sur les écosystèmes forestiers.
  • La culture du cacao a été un désastre historique pour les forêts d’Afrique de l’Ouest : la production de cacao a doublé de 1987 à 2007, entraînant avec elle la déforestation, des pertes de biodiversité et des émissions carbone élevées. (CIFOR). La production de cacao est responsable d’une grande partie de la diminution de la forêt tropicale en Afrique de l’Ouest, un ancien point chaud de la biodiversité, qui a été réduit à 18 % de sa taille initiale, relevée en l’an 2000. (Sustainability Science).
  • Le cacao est un désastre pour les forêts ivoiriennes : L’UE et le ministère ivoirien des Eaux et forêts ont tous deux estimé qu’environ 80 % des forêts du pays ont disparu entre 1960 et 2010, en raison principalement de la culture du cacao. On estime que 70 % de la déforestation illégale est liée aux plantations de cacao, et que 12 % du cacao du pays est produit à l’intérieur des parcs nationaux. L’UNEP a estimé que 10 000 cultivateurs avaient envahi la forêt de l’ouest du Cavally, une des dernières aires protégées du pays, un habitat vital pour les chimpanzés et les éléphants. (The Chicago Council).
  • Les grands singes disparaissent : « des chercheurs qui ont enquêté sur les primates dans 23 aires protégées de la Côte d’Ivoire se sont heurtés presque partout à des scènes de destruction : des fermes illégales de cacao avaient empiété sur les deux tiers des zones étudiées, entraînant un effondrement spectaculaire des populations des primates » comme les cercopithèques du Roloway et les chimpanzés. (Rainforest Rescue).
  • Le cacao devient un facteur de déforestation en RDC : une étude menée en République démocratique du Congo dans les quatre principales régions productrices de cacao « a révélé que l’expansion du cacao pourrait mener à la disparition de 176 à 395 kilomètres carrés de forêt au cours de la prochaine décennie », et plus particulièrement dans le territoire de Mambasa, dans le district de l’Équateur, autour de Mbandaka, Bikoro et Lukolela.
  • Le cacao menace aussi la forêt tropicale amazonienne : les producteurs de cacao se tournent maintenant vers l’Amérique du Sud, et notamment le Pérou qui a vu sa production de cacao multipliée par cinq entre 1990 et 2013. Des images satellites de 2012 ont montré United Cacao en train de défricher un terrain de 2000 hectares pour le convertir en plantation de cacao, empiétant sévèrement sur la forêt amazonienne du Pérou, riche en biodiversité et en carbone. « Matt Finer de Amazon Conservation Association a utilisé les images Landsat pour rapporter en détail, mois après mois, le défrichage de cette zone et démontrer qu’il s’agissait auparavant d’une forêt primaire. Au même moment, Greg Asner de la Carnegie Institution for Science a pu estimer, grâce à la technologie aérienne LiDAR, que ces parcelles de forêt contenaient une moyenne de 122 tonnes métriques de carbone par hectare. » (WRI). »
  • Les émissions carbone d’une barre chocolatée : « Cadbury estime que 169 grammes d’équivalent CO2 sont émis dans l’atmosphère pour chaque barre chocolatée Dairy Milk », sans compter les émissions de CO2 imputables à la déforestation. La même barre fabriquée avec du « cacao de déforestation » comme celui d’United Cacao au Pérou verrait son empreinte carbone presque doubler. Une barre de chocolat noir aurait un impact triple sur le climat. (WRI).
  • Le Cacao entraîne la déforestation et les violations des droits du travail de façon similaire : le marché mondial du cacao représentait environ 100 milliards de dollars en 2015 et les plus grandes entreprises du secteur dégagent des profits substantiels tout en insistant pour baisser les coûts de revient. Cette attitude entraîne des pratiques illégales tant dans leur quête d’une main-d’œuvre bon marché (dont le travail des enfants) que de terrains à bas prix (dont les forêts). Le secteur du cacao fait travailler entre 5 et 6 millions de cultivateurs, principalement des petits agriculteurs qui vivent avec moins de 1 €/jour. La majorité des cultivateurs de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana gagnent respectivement 0,44 € et 0,67 € par jour en moyenne. Le secteur du chocolat est tristement connu pour ses violations des droits du travail, mises en évidence par des campagnes comme la vidéo « Hershey’s Chocolate, Kissed by Child Labor. » Un rapport publié en 2015 par le Département du Travail des États-Unis a révélé que « le nombre d’enfants travaillant illégalement dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire s’est accru de 21 % en cinq ans. »
  • Le secteur du cacao peut se réformer et s’engager à une production véritablement responsable : ce secteur se trouve encore loin derrière les leaders des secteurs de l’huile de palme et du papier et leurs les engagements, ou encore ceux du moratoire sur le soja au Brésil. L’industrie du chocolat est aussi très en retard en matière de lutte contre la déforestation, légale comme illégale, contre le saccage des parcs nationaux, les ventes illicites transfrontalières, l’esclavage, le travail des enfants, l’accaparement des terres et la paupérisation des petits agriculteurs. Mais elle peut changer. Une volonté politique est nécessaire pour que ce secteur amorce un virage et que des sociétés comme Mars, Nestlé, Mondelēz, Cargill, Barry Callebaut, Dreyfus et Olam se réunissent avec les gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana mais aussi les banques régionales et internationales, pour changer le cours des choses.

 


The Chocolate Crisis

Mighty Earth Research Reveals Massive Deforestation Connected to World’s Largest Chocolate Sellers

Français

By Etelle Higonnet

Today, the world’s largest chocolate makers met with the Prince of Wales to discuss solutions to the chocolate industry’s biggest problem: the destruction of rainforests to make way for large-scale chocolate production. Companies including Olam, Mars, Mondelēz International, The Hershey Company, and Nestlé were at the table to see how they can take steps to ensure that customers don’t have to feel guilt for biting into their favorite brand of chocolate.

Deforestation for chocolate has ravaged forests in West Africa which are now at less than 18% their former size. With our global appetite for chocolate at an all-time high, we’re now seeing a race to expand cacao production, with plantations encroaching across Africa’s forests and in the Amazon rainforest, destroying chimpanzee and endangered animals’ habitats. Peru alone has seen a 5-fold increase in cacao (as the raw beans that produce cocoa and then chocolate are called) production between 1990 and 2013.

Mighty Earth just undertook a new mapping of tree cover loss from 2000-2014 in the chocolate producing regions of Ghana and Côte d’Ivoire, and found new evidence of massive deforestation.

    1. We found a total loss inside protected forest areas of 209,577 acres in Ghana and 1,196,879 acres in Côte d’Ivoire from 2000 to 2014, and additional loss in both countries outside those areas.
    2. Both legally protected forests and other forests are vanishing faster in cacao-producing regions than other regions. Deforestation of protected areas in the cacao-growing region was almost double what it is outside of cacao growing regions.
    3. In response to rising demand combined with too little attention to sourcing from major chocolate companies, the pace of deforestation in chocolate regions has worsened in both countries since 2004. Tree cover loss has been climbing especially alarmingly since 2012, until 2014 when the last maps were available.
    4. Côte d’Ivoire is losing its forests faster than any other nation in Africa. Ghana’s rate is alarmingly close.
    5. Some of the deforestation is happening in the largest remaining chimpanzee habitats, particularly in Western Côte d’Ivoire and Southwest Ghana.
    6. In Ghana the non-protected forests are especially vulnerable – but even the “forest reserves” (with lower legal protection status) are being devastated relative to official “national parks” (with stronger legal status that makes them capable of resisting encroachments). In contrast, some of the most vulnerable areas in Côte d’Ivoire are actually within parks.

We created an interactive map of deforestation across the entire cacao regions of Ghana and Côte d’Ivoire from 2000 to 2014; and we animated a zoomed-in time series of deforestation in two areas where cacao has driven deforestation in and around chimpanzee habitat. Our mapping provides incontrovertible visual evidence of what journalists, activists, and biologists on the ground have been saying: chocolate is killing West African forests and wildlife like chimpanzees on a massive scale.

Before the chocolate industry’s insatiable hunger for new lands drives more deforestation, industry leaders must act. Chocolate makers should forthrightly address the chocolate industry’s dark past of forest destruction, embrace accountability, and adopt an industry-wide mechanism to eliminate deforestation (which has found success in the soy industry), for instance by focusing expansion only on Africa and other cacao-producing region’ millions of acres of degraded land. Other commodities like soy and palm have already signed on to similar sustainability reforms, whilst the chocolate industry is still busy greenwashing, delaying, and clearing thousands of hectares of carbon-rich, biodiverse forest in its quest for cheap new sources of chocolate.

The Prince of Wales has played a critical role many times in marshaling major companies and governments to take action for forests. Prince Charles’ involvement provides hope that chocolate lovers may soon be able to have more confidence that their favorite bar isn’t destroying great apes’ last West African habitat.

CONTEXT

  • Chocolate global trends threaten forests: We consume close to 3 million tons of chocolate and other cacao products annually, but every year global demand goes up by about 2 to 5%, creating pressure on forests.
  • Cacao has been a historical disaster for West African forests: Cacao production doubled from 1987-2007, causing deforestation, losses of biodiversity and high carbon emissions. (CIFOR). Cacao production is responsible for much of the loss of the rainforest of West Africa, a former global biodiversity hotspot, which shrank down to 18% of its original area by 2000. (Sustainability Science).
  • Cacao is a disaster for Ivorian forests: The EU and the Ivoirian Forestry Ministry both estimated that about 80% of the country’s forests have disappeared from 1960 to 2010, much of it for cacao. An estimated 70% of illegal deforestation is related to planting cacao, and 12% of the country’s cacao is produced inside national parks. UNEP estimated 10,000 farmers had invaded the Western Cavally forest, one of the last protected areas in the country and which provides crucial habitat to chimpanzees and elephants. (The Chicago Council).
  • Great apes are disappearing: “Researchers surveying primates in 23 protected areas in Côte d’Ivoire encountered scenes of destruction nearly everywhere: illegal cacao farms had encroached on two thirds of the areas studied, causing a dramatic collapse of primate populations” like the Roloway monkey, and chimpanzees. (Rainforest Rescue).
  • Cacao is becoming a driver of Deforestation in the DRC: A study in the Democratic Republic of the Congo on the four major cacao growing regions “found that cacao expansion could lead to the loss of 176-395 square kilometres of forest in the next decade”, especially in Mambasa, Equatorial Province, Mbandaka, Bikoro and Lukolela.
  • The emissions of one chocolate bar:Cadbury estimates that 169g of carbon dioxide equivalent are emitted into the atmosphere for each 49g Dairy Milk chocolate bar,” not counting emissions from deforestation. But if the same milk chocolate bar were made from ‘deforestation cacao’ like United Cacao’s in Peru, it would have nearly double the carbon footprint, and a dark chocolate bar would have triple the climate impact. (WRI).
  • Cacao drives deforestation and labor abuse in similar ways: The global market for cacao was around $100 billion in 2015, and top chocolate companies make sizeable profits but insist on ever lower costs, driving illegality both in their quest for cheap labor (including child labor) and cheap land (including forests). Cacao employs 5-6 million farmers, mostly smallholders living on under $1.25/day. Most cacao farmers in Côte d’Ivoire and Ghana earn roughly $0.54 and $0.82 per day cultivating the crop. The chocolate industry is notorious for labor rights abuses, highlighted by campaigns like the video “Hershey's Chocolate, Kissed by Child Labor.” A 2015 report by the U.S. Department of Labor found that, “21 percent more children are illegally laboring on cacao farms in Ghana and Côte d’Ivoire than five years ago.”
  • The cacao sector can reform and commit to true responsible production: The industry is far from any sustainability commitments seen from leaders in the palm oil and paper industries or in the Brazil soy moratorium. The chocolate industry is not even close to addressing illegal and legal deforestation, the decimation of national parks, illegal cross-border sales, slavery, child labor, land-grabbing, and pauperization of vulnerable smallholders. But they can change. What is needed is the political will for the industry to turn the corner, and bring together companies like Mars, Nestle, and Mondelez; Cargill, Barry Callebaut, and Dreyfus, Olam, alongside the governments of Côte d’Ivoire and Ghana, and international/regional banks.

 


Prince Charles and chocolate companies pledge to end deforestation in cocoa industry

The Telegraph | Mar. 16, 2017

12 of the world’s biggest cocoa manufacturers and confectioners came together with the Prince of Wales to end deforestation.

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Chocolate makers and cocoa groups vow to end deforestation

Financial Times | Mar. 16, 2017

Nestlé, Mars and Cargill among 12 companies pledging to tackle deforestation.

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