Liviya James

Soja: quand la déforestation s'invite dans nos assiettes

RFI | Mar. 26, 2018 

Acheter un poulet élevé en France contribue à la déforestation en Amérique du Sud. C’est le constat de l'ONG Mighty Earth.

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La déforestation de l’Amérique du Sud nourrit les élevages européens

Le Monde | Mar. 26, 2018

La monoculture du soja ravage des contrées entières au Brésil, en Argentine et au Paraguay, détruisant dans son expansion la vie des populations et des écosystèmes.

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Südamerikanischer Urwald für deutsches Fleisch

Frankfurter Rundschau | Mar. 26 2018 

In ganz Südamerika werden Wälder gerodet, um Platz zu schaffen für den Anbau von Sojabohnen, die wiederum als Nahrung in der Massentierhaltung verwendet werden.

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Carne alemã contribui para desmatamento na América do Sul

Deutsche Welle | Mar. 26 2018 

Milhares de hectares de floresta sul-americana são desflorestados para cultivo de soja, que alimenta gado no país europeu, aponta relatório. Organização ambiental alerta para expansão da produção no Cerrado brasileiro.

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Le immagini mai viste della distruzione del Chaco: distese di soia al posto delle foreste

CorriereTV | Mar. 26 2018 

Terreni bruciati, alberi abbattuti. Poi, distese di soia, dove prima sorgeva la foresta. Ecco le immagini della deforestazione in Argentina e Paraguay. Per far crescere l’industria dei mangimi. Tra glifosato e bambini con tumori.

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Relatório de ONG denuncia impacto negativo da soja produzida na América do Sul

RFI | Mar. 26 2018 

O impacto da exportação e do uso da soja na alimentação de animais destinados ao consumo humano é o foco do relatório “Quando o desmatamento chega à nossa mesa”, publicado neste mês pela ONG Mighty Earth.

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Interpellation de l’industrie française de la viande : les impacts dramatiques de la culture du soja en Amérique latine

Interpellation de l’industrie française de la viande : les impacts dramatiques de la culture du soja en Amérique latine

Lire le rapport

Une nouvelle enquête internationale, « Quand la déforestation s’invite à notre table », menée par Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway et Fern, révèle que la production mondiale de viande entraîne en Argentine et au Paraguay une déforestation massive, des atteintes à la santé ainsi que des violations des droits humains. Mighty Earth, France Nature Environnement (FNE) et Sherpa interpellent 20 entreprises de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution française sur les conséquences désastreuses du soja utilisé dans l’alimentation des animaux d’élevage et les rappellent à leur « devoir de vigilance » sur leurs sources d’approvisionnement.

(Paris, le 26 mars 2017) – Un an exactement après l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance des maisons mères, nos associations interpellent des entreprises de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution pour les prévenir que leurs chaînes de production pourraient contenir du soja produit au détriment de l’environnement et des droits humains. Auchan, Bigard, Carrefour, Casino, Cooperl, LDC, Lactalis, Sodexo et Super U et onze autres entreprises devraient demander à leurs fournisseurs de cesser immédiatement de s’approvisionner, directement ou indirectement, auprès des producteurs de soja responsables de la déforestation.

Publié ce jour, le rapport « Quand la déforestation s’invite à notre table » révèle la déforestation massive menée par les producteurs de soja dans le Gran Chaco (Argentine-Paraguay) destiné à nourrir les animaux d’élevage dans le monde entier. En 2016, la France a importé 3,9 millions de tonnes de produits à base de graines de soja, dont la majorité provenait d’Amérique Latine. Ce soja a servi à nourrir poulets et cochons élevés localement.

« Le nombre de zones ayant été détruites est stupéfiant. Nous avons vu des bulldozers raser de larges forêts et prairies jusqu’alors intactes, ainsi que de gigantesques incendies saturant l’air de fumée. », dit Anahita Yousefi, directrice de campagnes chez Mighty Earth. « Si le Gran Chaco a traditionnellement toujours été moins surveillé que d’autres biomes en Amérique Latine, comme la forêt amazonienne, c’est un écosystème extrêmement important, et il n’existe aucune raison de le détruire. »

L’enquête révèle que les sociétés américaines Cargill et Bunge sont les plus grands acheteurs, et revendeurs, de ce soja. Contactées par Mighty Earth, ces sociétés n’ont pas été en mesure de fournir des informations concernant le niveau de traçabilité de leur chaîne de production.

L’enquête révèle également que l’industrialisation de la production de soja entraîne des effets dévastateurs sur la santé publique et génère des conflits sociaux. Un grand nombre des communautés vivant à côté de plantations de soja, ainsi que des populations autochtones dépendant entièrement de la forêt, ont vu ces plantations empiéter sur leurs terres et ont été forcées de les quitter. En outre, ces communautés ont été frappées par une nette augmentation de problèmes de santé liés à l’usage intensif de pesticides.

Il y a un an, la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères était adoptée par le Parlement français. Les grandes entreprises implantées sur le territoire français ont depuis une obligation légale d’identifier et de prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement dans leurs chaînes de valeurs. Ces entreprises doivent rendre compte de façon transparente des mesures prises à cette fin dans un Plan de Vigilance rendu public. Les manquements à cette obligation peuvent entraîner des conséquences judiciaires pour les entreprises concernées.

Dans des courriers (voir ci-dessous) adressés à Auchan, Bigard, Carrefour, Casino, Cooperl, LDC, Lactalis, Sodexo et Super U et onze autres entreprises, Mighty Earth, Sherpa et France Nature Environnement appellent ces entreprises à demander d’étendre immédiatement le moratoire en place depuis 10 ans en Amazonie brésilienne, à l’ensemble de l’Amérique du Sud, pour exclure des circuits commerciaux les fournisseurs cultivant du soja sur des zones de déforestation.

Nous appelons l’industrie agroalimentaire et la grande distribution française à faire la lumière sur les conditions de production du soja présent directement ou indirectement dans sa chaîne de valeur, en fournissant des informations sur la traçabilité des produits et les mesures qu’elles envisagent de prendre pour limiter les impacts négatifs de la production de soja.

« Quand la déforestation s’invite à notre table », impacts et responsabilité des producteurs de viande sur la deforestation Le Gran Chaco, un écosystème extraordinaire menacé par la déforestation et le soja.

Pour mener cette enquête, Mighty Earth a réalisé, sur la base d’images satellite, une cartographie des zones où la déforestation est la plus rapide. Cette cartographie a permis de découvrir que le Gran Chaco, écosystème extraordinaire, riche en biodiversité a, en grande partie, été rasé et brûlé afin d’être converti à la culture du soja. Il constitue l’habitat d’espèces telles que le jaguar, le petit tatou velu, ou encore le tamanoir. La production de soja sur ces terres est également nocive pour les communautés autochtones, telles que les Ayoreo, les Chamacoco, les Enxet, les Guarayo, et bien d’autres.

Une équipe s’est rendue sur le terrain pour visiter vingt sites du Chaco subissant une forte déforestation en lien avec la production de soja. Différents outils ont été utilisés pour étudier la déforestation : enquêtes sur le terrain, entretien avec les agriculteurs et membres de communautés locales et survol des zones en cours de déforestation par des drones. Nous avons ainsi pu constater la présence d’innombrables plantations de soja et des incendies provoqués de façon à détruire les forêts et la végétation, ainsi que des habitats naturels…

Vous retrouverez ici plusieurs images et vidéos provenant de notre enquête de terrain.

 

Communautés déplacées et impacts des pesticides sur la santé

En plus de la destruction de l’environnement, Mighty Earth a découvert que l’industrialisation de la production de soja entraînait également des effets dévastateurs sur la santé publique, ainsi que des conflits sociaux. Un grand nombre des communautés vivant à côté de plantations de soja, ainsi que des populations autochtones dépendant entièrement de la forêt, ont vu ces plantations empiéter sur leurs terres. Dans un grand nombre de cas, ces personnes ont été forcées de quitter leurs terres, sur lesquelles leurs familles avaient vécu pendant plusieurs générations.

En outre, ces communautés ont été frappées par une nette augmentation de problèmes de santé. Ainsi, s’y sont développés des cancers, des anomalies congénitales, des fausses-couches et d’autres maladies liées à une trop grande exposition aux pesticides et aux herbicides, comme le glyphosate, utilisé pour la culture du soja, et souvent épandu par avion, directement au-dessus de la population.

« L’Union européenne fait partie des principaux importateurs de produits cultivés sur des terrains illégalement déboisés. Cette culture a des effets désastreux pour les forêts, les populations, ainsi que le climat. L’usage intensif de pesticides dans l’optique de produire ces produits agricoles provoque également d’importants dégâts sanitaires. L’Union européenne a réglementé ses importations en matière de bois et de poisson d’origines illégales. Il est plus temps qu’elle en fasse de même avec les produits agricoles à haut risque pour les forêts, afin de garantir qu’ils soient exempts de toute déforestation, accaparement des terres et autres violations des droits humains » déclare Nicole Posterer, directrice de campagnes « consommation » chez Fern.

 

Cargill et Bunge responsables de la déforestation ?

Mighty Earth a découvert, lors de notre enquête, que les compagnies américaines Cargill et Bunge – dont la question de la responsabilité avait déjà été évoquée lors d’une précédente enquête, – sont les plus grands acheteurs de ce soja. Cargill et Bunge ont toutes deux engagé des politiques de développement durable. Toutefois, lorsque nous les avons contactées pour discuter des résultats de notre enquête en Argentine et au Paraguay, elles n’ont pas été en mesure de nous fournir d’informations concernant le niveau de traçabilité de leur chaîne de production. Sans traçabilité digne de ce nom, ces entreprises ne peuvent connaître l’origine réelle du soja qu’elles achètent. Les sociétés Cargill et Bunge ont donc échoué à instaurer des mécanismes de traçabilité des produits qu’elles commercialisent pour s’assurer de l’absence d’impacts à l’environnement et aux droits humains.

« Aussi longtemps que les marchands de soja n’agiront pas pour endiguer la déforestation, il est de la responsabilité des sociétés de l’industrie de la viande, des supermarchés, et des investisseurs de réclamer aux marchands de soja un soja n’ayant pas été produit au détriment de forêts. Certains investisseurs, comme le Fonds de Pension Global norvégien, devraient financièrement sanctionner la société Bunge, du fait de ses multiples échecs à endiguer la déforestation » affirme Ida Breckan Claudi, conseillère en politique publique chez Rainforest Foundation Norway.

Traçabilité du soja : appel à la vigilance et à la transparence des producteurs et distributeurs français de viande

Mighty Earth, Sherpa et France Nature Environnement annoncent également qu’ils alertent 20 entreprises françaises sur le fait que leurs chaînes de production pourraient contenir du soja produit au détriment de forêts et des droits humains.

« On ne peut qu’encourager l’industrie française à faire la lumière sur les conditions de production du soja qu’elle achète, en fournissant des informations sur sa traçabilité et sur les mesures prises par les sociétés pour limiter les impacts négatifs de leurs activités en lien avec la production de soja. La publication sincère, exhaustive et accessible de ce type d’information est déterminante, notamment pour le respect d’obligations telles que celles issues de la loi sur le devoir de vigilance, qui fête actuellement ses un an ! » déclare Sandra Cossart, directrice de l’Association Sherpa.

 

Une catastrophe evitable

En définitive, les destructions en cours dans le Gran Chaco d’Argentine et du Paraguay sont totalement évitables. En Amérique latine, il y a plus de 650 millions d’hectares cultivables où l’agriculture est possible sans créer de nouvelles menaces pour les écosystèmes locaux. Dans l’Amazonie brésilienne, depuis plus de 10 ans, l’industrie du soja (y compris Cargill et Bunge) a appliqué un moratoire sur le soja. Ce moratoire a permis de déplacer les nouvelles productions sur des terrains d’ores et déjà cultivables. Il est considéré par tous comme un succès, contribuant à la préservation de la forêt amazonienne. Malheureusement, cette initiative n’a pas dépassé le territoire de la partie brésilienne de l’Amazonie.

« Notre alimentation et notre agriculture ont de très forts impacts sur la nature qu’il ne faut pas oublier, même si ces conséquences se font parfois ressentir de l’autre côté du monde. La Stratégie de lutte contre la déforestation importée que va lancer le gouvernement doit être l’occasion de mettre en œuvre des mesures fortes pour protéger nos écosystèmes les plus riches en biodiversité et les populations locales. Mais il faut aussi revoir nos modèles agricoles et alimentaires et faire le choix de modèles plus durables où nous consommons moins de protéines animales mais de meilleure qualité », soutient Michel Dubromel, Président de France Nature Environnement.

Mighty Earth, Rainforest Norway, Fern, Sherpa, France Nature Environnement et une coalition d’autres organisations demandent aux entreprises du soja d’étendre immédiatement ce moratoire aux autres régions d’Amérique Latine où le soja est cultivé, notamment le Gran Chaco, le bassin amazonien de la Bolivie, et le Cerrado brésilien.


Senior Director of Forest Campaigns

What We Need:

We are hiring an experienced senior director to lead our work on forests, with a significant focus on overseeing our campaigns to protect forests and land rights in Southeast Asia and South America. A major focus of our work is using creative campaigns to persuade the leading private sector companies connected to deforestation to change their practices. In addition, we work closely with governments, civil society, and indigenous communities in forest nations, conduct comprehensive remote sensing monitoring, develop practical solutions, and work with a range of different stakeholders.

We are looking for a creative, nimble and experienced Campaign Director who can lead large-scale international campaigns that include:

  • Developing long and short-term strategic plans;
  • Integrating investigations, communications, and field organizing into compelling campaigns;
  • Negotiating with CEOs and senior leadership in target companies;
  • Conducting advocacy with high-level policymakers and lawmakers for lasting reforms;
  • Working closely with civil society organizations in key countries;
  • Tracking campaign benchmarks;
  • Coordinating with campaign partners; and
  • Advising international philanthropies and donor governments.
  • Fundraising (primarily from large foundations)

Regional and subject-matter expertise are a requirement for this job.

Spanish, Portuguese, Bahasa Indonesia, Chinese, or French language proficiency will be particularly helpful.

This position is based in Washington, DC, and is being offered in partnership with Waxman Strategies, a mission-driven consulting firm that supports Mighty Earth's work.  Significant international travel is part of the job.

Compensation: Competitive and commensurate with experience, and includes a generous benefits package.

Application Deadline: To apply, please email your resume and cover letter to [email protected] by Monday, April 30th at 5pm.

We are an equal opportunity employer; we strictly prohibit discrimination against any employee or applicant on the basis of race, creed, color, sex, religion, national origin, age, sexual orientation, disability, gender identity or expression and any other characteristic protected by law.

 


Campaign Director - African Forests

 What We Need:

One of the most significant areas of focus is the protection of the world’s tropical rainforests, which are critical to stopping climate change, protecting endangered wildlife, and providing homes for indigenous communities. Through creative campaigns and savvy negotiating, our team has achieved a series of victories over the last several years that have secured commitments from the world’s leading agriculture and consumer companies to eliminate deforestation across their supply chains. We recently achieved a major breakthrough that convinced the entire chocolate and cocoa industries to adopt strong forest conservation and restoration commitments in West Africa, and also have achieved important protections for great ape habitat from palm oil and rubber expansion in the Congo Basin. But there is much more work to do to ensure that these policies are implemented across Africa and to lay the groundwork for government action, including groundbreaking new conservation policies, improved governance, and lasting legal reforms.

To lead this effort, we are looking for a talented African Forests Campaign Director to oversee campaigning on private sector action and also law and policy advocacy to achieve change across commodities such as palm oil, cocoa, and rubber. The candidate will help us continue to expand our work on the protection of the forests, wildlife and communities of the Congo Basin and West Africa.

We are looking for a creative, nimble and experienced Campaign Director who can lead a large-scale international campaign that includes:

  • Developing long and short-term strategic plans;
  • Integrating investigations, communications, and field organizing into compelling campaigns;
  • Negotiating with CEOs and senior leadership in target companies;
  • Conducting advocacy with high-level policymakers and lawmakers for lasting reforms;
  • Working closely with civil society organizations in key countries;
  • Tracking campaign benchmarks;
  • Coordinating with campaign partners; and
  • Advising international philanthropies and donor governments.
  • Fundraising (primarily from large foundations)

Regional and subject-matter expertise are a requirement for this job.

The ability to fluently or proficiently speak French is a major plus.

This position is based in Washington, DC, and is being offered in partnership with Waxman Strategies, a mission-driven consulting firm that supports Mighty Earth’s work.  Significant international travel is part of the job.

Compensation: Competitive and commensurate with experience, and includes a generous benefits package. 

Application Deadline: To apply, please email your resume and cover letter to [email protected] by Monday, April 30th at 5pm.

We are an equal opportunity employer; we strictly prohibit discrimination against any employee or applicant on the basis of race, creed, color, sex, religion, national origin, age, sexual orientation, disability, gender identity or expression and any other characteristic protected by law.


Neue Untersuchungen ergaben, dass die deutsche Fleischindustrie für riesige Entwaldungen, Brände sowie Auswirkungen auf die Gesundheit der Bevölkerung verantwortlich ist

Neue Untersuchungen ergaben, dass die deutsche Fleischindustrie für riesige Entwaldungen, Brände sowie Auswirkungen auf die Gesundheit der Bevölkerung verantwortlich ist

Lesen Sie den Bericht

Eine neue Untersuchung durch Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway und Fern deckt Abholzungen, Brände und Menschenrechtsverletzungen im großen Stil im Gran Chaco in Argentinien und Paraguay auf, die in Verbindung mit der weltweiten Fleischindustrie stehen. Die Ergebnisse sind in dem heute veröffentlichten Bericht „Die vermeidbare Krise“ dokumentiert, der aufdeckt, wie große Fleisch- und Sojaunternehmen unnötigerweise extensive Abholzungen für Soja vorantreiben, das dann für die Viehzucht um die ganze Welt transportiert wird.

Deutschland importiert den größten Teil dieses Sojas aus Lateinamerika. Im Jahre 2016 waren dies rund 2,9 Millionen Tonnen Soja und Sojaprodukte. Dieses Soja gelangt zu Nahrungsmittel- und Fleischverarbeitern und wird für die Aufzucht von Hühnern, Schweinen und Rinder bzw. für die Herstellung von Eiern und Milchprodukten eingesetzt, die in vielen deutschen Supermärkten und Restaurants verkauft werden. Unternehmen wie Edeka, Aldi und Metro sind dafür verantwortlich, ihren Kunden zu garantieren, dass sie keine Fleisch- oder Milchprodukte verkaufen, die mit diesem Soja hergestellt wurden.

Unsere Untersuchungen fanden Verbindungen zu den amerikanischen Agrarkonzernen Cargill und Bunge, zwei der vorrangigen Unternehmen, die viele dieser gefährlichen Praktiken vorantreiben. Diese Unternehmen importieren große Menge Soja nach Europa. Wir haben bereits in einer früheren Untersuchung dokumentiert, dass Cargill und Bunge die massive Abholzung für Soja im brasilianischen Cerrado und im bolivianischen Amazonasbecken forciert haben. Diese Unternehmen haben sich Bemühungen widersetzt, die Produktion ohne Abholzungen auszuweiten.

Untersuchung

Für die Untersuchung verwendeten die Forscher Satelliten-Kartierung, um Gebiete fortschreitender schneller Entwaldung zu erkennen; sie fanden große Gebiete im Gran-Chaco-Biom, die für die Sojaproduktion gerodet und abgebrannt wurden. Der Gran Chaco ist ein außergewöhnliches Ökosystem mit hoher Artenvielfalt, das einheimischen Arten wie dem Jaguar, dem Kleinen Borstengürteltier und dem großen Ameisenbär sowie indigenen Gemeinschaften wie Ayoreo, Chamacoco, Enxet, Guarayo und vielen anderen eine Heimat bietet.

Das Feldforscherteam besuchte zwanzig Standorte im Chaco, an denen derzeit eine Abholzung für Soja stattfindet. Mit Luftdrohnen sowie durch Interviews vor Ort mit Farmern und Mitgliedern der örtlichen Gemeinden dokumentierte das Team die Zerstörung. Das Team stieß auf massive Sojaplantagen, Brände zum Einebnen natürlicher Waldflächen und Vegetationen sowie auf niedergebrannte und gerodete Lebensräume. Hier finden Sie Fotos und Videos aus der Untersuchung (alle Fotos dürfen heruntergeladen und verwendet werden).  

„Der Grad der Zerstörung war unfassbar. Wir haben Planierraupen in Aktion dokumentiert, die große Gebiete intakter Waldflächen und Graslandschaften roden, sowie riesige Brände, die mit ihrem Rauch die Luft schwängern”, erklärte Anahita Yousefi, die Strategie-Direktorin bei Mighty Earth. „Auch wenn der Gran Chaco immer schon weniger Aufmerksamkeit als andere Biome wie der brasilianische Amazonas erhalten hat, so stellt er doch ein Ökosystem von großer Bedeutung dar und es gibt keinen Grund, ihn zu zerstören.“

Mittelsmänner im Verborgenen

Die Untersuchung fand heraus, dass die amerikanischen Agrarkonzerne Cargill und Bunge, die beiden Unternehmen, die, wie wir in einer früheren Untersuchung dokumentiert haben, massive Abholzungen für Soja im brasilianischen Cerrado und im bolivianischen Amazonasbecken vorangetrieben haben, ebenfalls zu den wichtigsten Käufern dieses Sojas gehören.

Sowohl Cargill als auch Bunge verfügen über öffentliche Nachhaltigkeitsstrategien, aber als wir sie mit den Ergebnissen unseres Berichts konfrontierten, konnten sie uns keine Angaben zum Grad der Rückverfolgbarkeit in ihrer Lieferkette machen.<0} Ohne ausreichende Rückverfolgbarkeit jedoch können diese Unternehmen gar nicht den wahren Ursprung des von ihnen gekauften Sojas kennen. Cargill und Bunge haben es versäumt, sinnvolle Mechanismen zur Sicherstellung einzusetzen, dass sie keine schädlichen Praktiken fördern.

„Solange die Sojahändler nicht sofort Maßnahmen zur Beendigung der Abholzung einleiten, wird es in der Verantwortung der Unternehmen in der Fleischindustrie, bei den Einzelhändlern und Investoren liegen, von den Sojahändlern Garantien zu verlangen, dass das Soja aus abholzungsfreier Produktion stammt. Investoren wie der norwegische Pension Fund Global sollten energische Maßnahmen gegen das Portfolio-Unternehmen Bunge einleiten, da dieses es mehrmals unterlassen hat, sich gegen die Abholzung zu wenden“, erklärt die Strategieberaterin Ida Breckan Claudi von der norwegischen Rainforest Foundation.

Menschliche Auswirkung

Neben der Umweltzerstörung sah das Team erhebliche Auswirkungen auf die Gesundheit der Bevölkerung und soziale Konflikte durch diese industrielle Sojaproduktion. Zahlreichen in der Nähe dieser Plantagen lebenden Gemeinschaften, einschließlich indigener Völker, die vollständig vom Wald abhängen, wurde ihr Land durch neue Sojaplantagen entzogen und in vielen Fällen wurden sie von dem Land vertrieben, auf dem ihre Familien seit Generationen lebten. Außerdem haben diese Gemeinschaften stark zunehmende Gesundheitsprobleme in der Bevölkerung erfahren, wie Krebs, Geburtsfehler, Fehlgeburten und andere Krankheiten, die mit den starken Pestiziden und Herbiziden wie Glyphosat zusammenhängen; diese Mittel kommen beim Sojaanbau zur Anwendung und werden oftmals mit Flugzeugen direkt über den Köpfen der Bewohner versprüht.

„Die EU ist ein führender Importeur von Waren, die auf dem illegal gerodeten Land angebaut wurden. Dies ist katastrophal für die Waldgebiete, die Menschen und das Klima. Der heftige Einsatz von Pestiziden bei der Herstellung dieser Waren schädigt auch die Gesundheit der Völker ernsthaft. Die EU hat ihre Importe von Holz und Fisch aus illegalen Quellen reguliert. Es ist an der Zeit, dass die EU ebenso Waldrisikorohstoffe reguliert, so dass sie frei von Entwaldung, Landraub und anderen Menschenrechtsverletzungen sind.“, erklärte Nicole Polsterer, die Fern-Aktivistin für nachhaltigen Konsum.

 

Eine bewährte Alternative

Letztendlich ist die Zerstörung im Gran Chaco in Argentinien und Paraguay völlig vermeidbar. Es gibt über 650 Millionen Hektar bereits gerodetes Land allein in Lateinamerika, auf dem die Landwirtschaft sich ausbreiten könnte, ohne native Ökosysteme zu bedrohen. In Brasilien hat die Sojaindustrie, einschließlich Cargill und Bunge, vor mehr als zehn Jahren das brasilianische Soja-Moratorium vereinbart. Dieses System verlagert neue Produktionen auf bereits gerodetes Land und es war extrem erfolgreich, da fast die gesamte Abholzung für Soja im brasilianischen Amazonasgebiet gestoppt wurde. Leider ist diese Initiative nur auf das brasilianische Amazonasgebiet begrenzt, so dass die großflächige Abholzung in Argentinien, Paraguay, Bolivien und im brasilianischen Cerrado weitergehen kann.  

„Auf der Grundlage der Antworten seitens der deutschen Unternehmen mit Soja in ihren Lieferketten geht eindeutig hervor, dass es kein ausreichendes System für Unternehmen gibt, damit sie den Ursprung des von ihnen verwendeten Sojas erkennen oder feststellen können, ob ihre Produkte zur Umweltzerstörung beitragen“, sagte Tina Lutz, Referentin Tropenwald

bei Robin Wood. „Die Industrie muss ein starkes System für die Rückverfolgbarkeit umsetzen, damit die Unternehmen sich darauf verlassen können, dass das von ihnen gekaufte Soja nicht zur Zerstörung von Waldflächen oder zu Menschenrechtsverletzungen geführt hat.“

Mighty Earth, RFN, Fern und eine Koalition weiterer Organisationen fordern Sojaunternehmen auf, diese erfolgreiche Beendigung der Entwaldung sofort auf andere Soja-Anbaugebiete in Lateinamerika, einschließlich des Gran Chaco sowie des bolivianischen Amazonasgebiet und des brasilianischen Cerrado, auszuweiten.


Una nueva investigación revela deforestación, incendios y problemas de salud pública promovidos por la industria europea de la carne

Una Nueva Investigación Revela Deforestación, Incendios y Problemas de Salud Pública Promovidos Por la Industria Europea de la Carne

Lee el informe

Una nueva investigación realizada por Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway y Fern revela deforestación a gran escala, incendios y violaciones de los derechos humanos en el Gran Chaco de Argentina y Paraguay vinculados con la industrial mundial de la carne. Las conclusiones se ven documentadas en el informe titulado “La crisis evitable” que se publica hoy. En dicho informe se muestra cómo las grandes empresas de soja y carne están promoviendo de forma innecesaria una deforestación a gran escala para el cultivo de soja, que se transporta luego por todo el mundo para alimentar al ganado.

Europa importa la mayoría de su soja de América Latina; alrededor de 27,9 millones de toneladas de soja y productos de soja en 2016. La soja se envía a procesadores de pienso y carne y se emplea para criar al ganado, por lo tanto para la carne de pollo, cerdo, vacuno, huevos y productos lácteos que se venden en muchos supermercados y restaurantes europeos. Empresas como Carrefour, Lidl, Marks & Spencer y Aldi tienen la responsabilidad de garantizar a los consumidores que no están vendiendo carne ni productos lácteos de animales criados con esta soja.

En nuestra investigación, encontramos vínculos con las empresas estadounidenses de la industria agroalimentaria Cargill y Bunge, dos de las principales que están promoviendo muchas de estas prácticas nocivas. Estas empresas importan grandes cantidades de soja a Europa. En una investigación anterior, documentamos que Cargill y Bunge promovían una deforestación a gran escala para el cultivo de soja en el Cerrado brasileño, así como en la cuenca amazónica boliviana. Estas empresas se han resistido a los intentos de ampliar una producción que no provoque deforestación.

Investigación

Para la investigación, el equipo empleó técnicas de cartografía vía satélite para identificar las áreas de deforestación rápida y continua. Encontraron que áreas extensas del bioma del Gran Chaco estaban siendo taladas y quemadas para la producción de soja. El Gran Chaco es un ecosistema de extraordinaria biodiversidad, donde viven especies autóctonas como el jaguar, el piche llorón o el oso hormiguero gigante, así como comunidades indígenas como los Ayoreo, Chamacoco, Enxet, Guarayo, entre muchos otros.

El equipo de investigación visitó veinte lugares en el Chaco sometidos a la deforestación para el cultivo de soja. Documentó la destrucción con drones, además de realizar entrevistas sobre el terreno a agricultores y a miembros de las comunidades locales. Los investigadores encontraron plantaciones de soja de gran extensión, incendios provocados para acabar con los bosques autóctonos y la vegetación, así como hábitats quemados y desforestados. Aquí se pueden encontrar imágenes y vídeos de la investigación (todas las imágenes están disponibles para descargar y emplear).

“El nivel de destrucción era impresionante. Documentamos excavadoras en acción despejando áreas extensas de bosque virgen y prados, así como enormes incendios que escupían nubes de humo”, comenta Anahita Yousefi, directora de políticas de Mighty Earth. “Aunque el Gran Chaco ha recibido tradicionalmente menos atención que otros biomas, como el Amazonas brasileño, se trata de un ecosistema de vital importancia y no hay ningún motivo para destruirlo”.

Intermediarios ocultos

En la investigación se averiguó que las agroempresas estadounidenses Cargill y Bunge –dos empresas que promueven la deforestación masiva para el cultivo de soja en el Cerrado brasileño y en la cuenca amazónica boliviana como documentamos en una investigación previa– también son importantes compradoras de esta soja. Tanto Cargill como Bunge cuentan con políticas públicas de sostenibilidad. Sin embargo, cuando entramos en contacto con ellas en relación a los resultados de nuestro informe, no fueron capaces de proporcionar nada de información sobre el grado de trazabilidad de su cadena de suministro. Si no cuentan con una trazabilidad suficiente, resulta imposible que estas empresas puedan conocer el origen real de la soja que adquieren. Cargill y Bunge no han introducido mecanismos fiables para garantizar que no están promoviendo estas prácticas nocivas.

“Mientras los comerciantes de soja no adopten medidas inmediatas para poner fin a la deforestación, se convierte en responsabilidad de las empresas del sector cárnico, de las distribución y de los inversores exigir que los comerciantes de soja garanticen una soja que no haya provocado deforestación. Los inversores, como el Norwegian Pension Fund Global (fondo soberano noruego) deben tomar medidas fuertes frente a Bunge, una empresa en su cartera, por su incapacidad reiterada de abordar el problema de la deforestación”, comenta Ida Breckan Claudi, asesora política de Rainforest Foundation Norway.

Impacto humano

Además de la destrucción medioambiental, el equipo encontró un impacto significativo para la salud pública, así como conflictos sociales provocados por esta producción industrial de soja. Muchas de las comunidades que viven cerca de estas plantaciones, incluyendo los pueblos indígenas que dependen totalmente del bosque, han visto cómo las nuevas plantaciones de soja invadían sus tierras y, en muchos casos, han sido expulsadas de la tierra que acogió a sus familias durante generaciones. Además, en estas comunidades se ha experimentado un importante aumento de problemas de salud, como cánceres, defectos congénitos, abortos y otras enfermedades relacionadas con pesticidas y herbicidas fuertes, como el glifosato, que se emplean para cultivar soja, a menudo fumigados por aviones.

“La UE es uno de los importadores principales de productos provenientes de tierras en las que se ha procedido a una deforestación ilegal. Son un desastre para los bosques, para las personas y para el cambio climático. El uso intensivo de pesticidas para esta producción agrícola también está dañando seriamente la salud de las personas. La UE ha regulado sus importaciones de madera y de pescado obtenido de forma ilegal. Ya va siendo hora de que haga lo mismo con los productos agrícolas”, comenta Nicole Polsterer, encargada de la campaña sobre el consumo de Fern.

Una alternativa comprobada

Por último, la destrucción que está teniendo lugar en el Gran Chaco de Argentina y Paraguay es completamente evitable. Hay más de 650 millones de hectáreas de terrenos previamente despejados en toda América Latina, en los que se podría cultivar sin amenazar a los ecosistemas autóctonos. En Brasil, la industria de la soja, incluyendo Cargill y Bunge, implementó la Moratoria de la Soja de Brasil hace más de una década. Con ese sistema, se traslada la nueva producción a terrenos despejados. Ha gozado de gran éxito y prácticamente se ha erradicado la deforestación para el cultivo de soja en el Amazonas brasileño. Desgraciadamente, esta iniciativa se ha visto limitada al Amazonas brasileño, permitiendo que continúe la deforestación a gran escala en Argentina, Paraguay y Bolivia, así como en el Cerrado brasileño.

Mighty Earth, RFN, Fern y una coalición de otras organizaciones instan a las empresas de soja a que extiendan esta iniciativa exitosa para la eliminación de la deforestación a otras regiones de América Latina en las que se cultiva soja, incluyendo el Gran Chaco, así como el Amazonas boliviano y el Cerrado brasileño.


New Investigation Finds Vast Deforestation, Fires, Public Health Impacts Driven By European Meat Industry

New Investigation Finds Vast Deforestation, Fires, Public Health Impacts Driven By European Meat Industry

A new investigation by Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway, and Fern reveals large-scale deforestation, fires, and human rights abuses in Argentina and Paraguay’s Gran Chaco connected to the global meat industry. The findings are documented in “The Avoidable Crisis” report released today, revealing how major meat and soy companies are unnecessarily driving extensive deforestation for soy, which is transported around the world to raise livestock.

Europe imports the majority of its soy from Latin America, which was about 27.9 million tons of soy and soybean products in 2016. This soy is sent to feed and meat processors and used to raise the livestock for the chicken, pork, beef, eggs, and dairy sold by many European supermarkets and restaurants. Companies like Carrefour, Lidl, Marks & Spencer and Aldi have a responsibility to ensure to their customers that they are not selling meat or dairy raised on this soy.

Our investigation found links to American agribusinesses, Cargill and Bunge, two of the primary companies driving many of these harmful practices. These companies import large quantities of soy into Europe. We previously documented Cargill and Bunge driving massive deforestation for soy in the Brazilian Cerrado and Bolivian Amazon Basin in an earlier investigation. These companies have resisted efforts to expand deforestation-free production.

 

Investigation

For the investigation, the researchers used satellite mapping to identify areas of ongoing, rapid deforestation and found large areas of the Gran Chaco biome being cleared and burned for soy production. The Gran Chaco is an extraordinarily biodiverse ecosystem, home to native species such as the jaguar, screaming hairy armadillo, and giant anteater, as well as indigenous communities like the Ayoreo, Chamacoco, Enxet, Guarayo and many others.

The research field team visited twenty sites in the Chaco undergoing deforestation for soy. The team documented the destruction by aerial drone, as well as on-the-ground interviews with farmers and local community members. The team encountered massive soy plantations, fires set to level native forests and vegetation, and burnt and cleared habitats. See here for images and videos from the investigation (all images are available for download and use).  

“The level of destruction was astounding. We documented bulldozers in action clearing large areas of intact forests and grasslands, as well as huge fires billowing smoke into the air,” said Mighty Earth Policy Director Anahita Yousefi. “While the Gran Chaco has traditionally received less attention than other biomes like the Brazilian Amazon, it’s a vitally important ecosystem and there’s no reason to destroy it.”

Hidden Middlemen

The investigation found that American agribusinesses Cargill and Bunge, the two companies we documented driving massive deforestation for soy in the Brazilian Cerrado and Bolivian Amazon Basin in a previous investigation, were also identified as major purchasers of this soy. Both Cargill and Bunge have public sustainability policies, but when we contacted them about our report findings, they failed to provide any information about the level of traceability in their supply chain. Without sufficient traceability, these companies cannot know the true origin of the soy they purchase. Cargill and Bunge have failed to put in place meaningful mechanisms to ensure that they are not driving these harmful practices.

“As long as the soy traders don’t take immediate action to end deforestation, it becomes the responsibility of companies within the meat industry, retailers and investors to demand that the soy traders guarantee deforestation-free soy. Investors like the Norwegian Pension Fund Global should take strong action towards portfolio company Bunge because of their repeated failure to address deforestation,” said Rainforest Foundation Norway’s policy advisor, Ida Breckan Claudi.

Human Impact

In addition to the environmental destruction, the team found significant public health impacts and social conflicts driven by this industrial soy production. Many of the communities living near these plantations, including indigenous peoples who fully depend on the forest, have had their land encroached upon by  new soy plantations, and in many cases have been forced off of the land their families have lived on for generations. In addition, these communities have experienced sharp increases in public health issues like cancers, birth defects, miscarriages, and other illnesses linked to the heavy pesticides and herbicides like glyphosate used to grow soy, often sprayed by planes directly overhead.

“The EU is a leading importer of commodities grown on land that has been illegally cleared of its forests. This is disastrous for forests, people and the climate. The heavy use of pesticides in producing these commodities is also seriously damaging peoples’ health. The EU has regulated its imports of illegally sourced timber and fish.  It is time for it to do the same with forest risk commodities, so that they are free from deforestation, land grabs and other human rights abuses,” said Nicole Polsterer, Fern’s consumption campaigner.

A Proven Alternative

Ultimately, the destruction happening in the Gran Chaco of Argentina and Paraguay is completely avoidable. There are more than 650 million hectares of previously cleared land across Latin America, where agriculture could expand without threatening native ecosystems. In Brazil, the soy industry, including Cargill and Bunge, implemented the Brazilian Soy Moratorium more than a decade ago. This system shifts new production to already cleared lands and has been extremely successful in almost entirely eliminating deforestation for soy in the Brazilian Amazon. Unfortunately, this initiative has been confined just to the Brazilian Amazon, allowing deforestation to continue at scale in Argentina, Paraguay, and Bolivia, and the Brazilian Cerrado.  

Mighty Earth, RFN, Fern,  and a coalition of other organization are calling on soy companies to immediately extend this success in eliminating deforestation to other soy-growing regions in Latin America, including the Gran Chaco, as well as the Bolivian Amazon and Brazilian Cerrado.